Ashtanga Yoga in Belgrade! Light on my soul… With Laruga Glaser and Ranko Vairagya

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Mon chemin de yoga est parsemé de belles aventures, de synchronicité, de coup du destin… Bref je pourrai prendre un ton plutôt girly ou bitchy from NY (j’aime bien, ça me fait penser à ces bêtes romans de Sophie Kinsella  ou au « Diable s’habille en Prada » ) et vous dire… What the fuck! This is amazing, this is just gorgeous! Ou un ton personnel et vous dire What the fuck j’en reviens juste pas que juste quand je pars en business trip à Belgrade pendant 4 jours où à priori je ne suis même pas sûre de trouver un studio de yoga convenable, non seulement je tombe sur le studio d’Ashtanga Yoga de Ranko Ashtanga Belgrade  qui illumine Belgrade de son aura, de sa gentillesse et sa générosité et qu’en plus, il y a un workshop de Laruga Glaser (oui Laruga Glaser herself!!!!) à ce moment-là.

Ce n’est pas un hasard, c’est juste mon destin. J’arrive en plus à m’inscrire sans problème car à Belgrade ce n’est pas qu’on se bat pour faire du yoga. Les studios ne sont pas très nombreux, et on peut même dire qu’ils sont limite pourris. Sauf que là, je tombe chez Ranko dont le studio est un peu vintage pour ne pas dire ‘ectique’ mais ça a son charme, on sent qu’on est dans une autre partie de l’Europe. Le stricte minimum, mais une chaleur et un accueil qui nous met tout de suite à l’aise. A part les tapis qui sont puants de chez puant (mais vraiment!). Heureusement j’ai ma serviette ‘tapis’ et je pique carrément un tapis privé (en douce dans l’armoire à tapis des habitués) qui lui ne pue pas.

Ranko Vairagya, propriétaire des lieux, et son caniche Mimi qui est trop mimi, nous accueillent chaleureusement car pour le reste, c’est plutôt personne ne t’adresse la parole, les serbes sont plutôt froides, les cheveux teints en rouge ou rose et souvent sympa comme des portes de prisons. Juste à la fin du workshop, ça se détend. Enfin un tout petit peu, faut pas pousser.

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Laruga est arrivée, elle s’assoit discrètement sur son tapis devant nous, Mimi (le caniche) joue ave son trousseau de clé (elle adore les clés) et mange quelques croquettes. Laruga nous regarde, un par un avec attention, elle attend Ranko, et l’heure tapante 18h pour commencer, on n’ose même pas la déranger dans son observation, je tente une question sur son voyage, mais en fait j’ai pas non plus envie de parler, je rentre dans ma maison, je rentre dans mon corps, dans mon centre (welcome home!). Je me pose en lotus, j’ai mal partout… La fatigue du voyage d’affaire très chargé, de la journée remplie, le trop pleins de discussions et de brainstormings et les réunions depuis le matin dans une salle d’un hôtel internationnal sans fenêtre sans charme et full airco. Je suis cassée.

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Lauga nous accueille parle de son chemin, de son pays depuis 5 ans et demi, la Suède et de sa pratique du yoga. Et surtout des sentiments qu’on peut ressentir sur la route de l’Ashtanga qu’elle pratique depuis 19 ans! Parfois elle dit qu’on se demande ce qu’on fait là, ou encore qu’on stagne, qu’on a l’impression de toujours faire la même chose, ou qu’on n’a pas envie de continuer, mais qu’une voie intérieure l’a poussée tout de même à rester connectée. C’est la meilleure chose qu’elle ait faite, elle nous parle de sa force qu’elle a acquis par cette rigueur dans sa pratique, de cette stabilité, tout le reste pouvant partir dans tous les sens. A un moment de sa vie elle a été fort stressée, mais sa pratique était toujours là et elle au centre. Ca me parle ce qu’elle dit. J’ai souvent ressenti cela, pas avec l’ashtanga que j’ai pratiqué par intermittence jusqu’il y a environ 6 mois! Mais avec le yoga qui m’accompagne toujours. Qui est là toujours, en moi, comme un moyen de rentrer chez moi plus facilement.

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Très vite on commence. Elle nous lance dans la première série, sans fioriture, sans attendre, elle compte à un rythme très lent, très très lent.
Je n’ai jamais été guidée aussi lentement. Je suis surprise mais ça m’aide à me poser et à arriver dans chaque posture avec plus de douceur au bout d’une longue respiration, la méditation se met plus vite en place, c’est dur, très dur, son compte est toujours lent, les mouvements sont bien sûr les mêmes mais elle ne zappe rien, et n’aide dans aucune position. A part quelques alignements. Il n’y a pas d’attente entre les positions, le rythme est le plus régulier que je n’ai jamais eu… c’est très très calmant, ça laisse la place aux émotions au travail de purification et de nettoyage des organes propre à la première série. Au travail d’alignement et de libération. Ca me laisse le temps d’équilibrer mes 2 côtés. Ca me rentre en moi et je peux observer des volontés et des résistances intérieures. Je me sens limitée, plus que d’habitude, je suis dans un inconfort total, j’ai juste envie de pleurer, j’ai mal à l’arrière de ma jambe droite, c’est impossible en fait je n’y arriverai jamais. Je ne lâche pas vraiment prise, c’est à ce moment là que j’ai arrêté de penser. Laruga est venue m’aider dans mes torsions à serrer encore plus mes bras autour de mon corps, mes organes se sont serrés, mon ventre était en tension un peu trop, pas vraiment assez allongé comme toujours normalement dans l’ashtanga (enfin idéalement car je vous rassure, c’est pas toujours le cas au grand damn de mon guruji!) et là j’ai lâché.

Mon corps ne me suivait pas vraiment mais tant pis, j’ai été moins loin dans mes asanas (positions) mais plus loin dans mon mental. Je flottais au son de la voix de Laruga, je n’entendais plus que ses chiffres en sanskrit. Ses indications de postures… ecom due trini chatvari nava, … Comme un chant au loin dans le studio, des klaxons, quelques motos qui accélèrent en pleines villes (très typique de Belgrade d’ailleurs!) un silence dans la salle, juste les respirations ujjayi breathing (gorge serrée). Tout est en coton, je suis dans un paysage enneigé mais avec 30 degrés et un soleil qui passe à travers les volets, un sol en parquet vernis abimé, démodé. Je ne vole pas, je suis raide et lourde, j’ai mal au foie, et aux intestins à droite, je sens tous mes organes, je sens mon cœur battre dans ma gorge et dans mes chevilles… Je suis absente de la pièce, il n’y a plus de différence entre mon corps et la pièce. Je finis par me détendre en chandelle, et sur la tête, où on reste longtemps, 15 respirations toujours à son rythme ce qui en vaut 30, et puis les jambes parallèles au sol, encore 15 respirations, je ne me souviens pas être rester si longtemps dans cette dernière position, enfin j’ai trouvé mon point de confort dans l’inconfort comme dirait mon guruji (Jean-Claude Garnier)… Je pense à lui, ce n’est pas pareil avec Laruga mais c’est grâce à lui que je suis là.

Même si j’étais parmi les plus débutantes de la classe. Là aussi je me rend compte que je n’étais pas toujours dans ma méditation, mais c’est sûrement parce que j’étais à Belgrade dans un nouveau studio avec Ranko devant moi comme exemple et Laruga. Il fallait quand même que je regarde un peu autour de moi, pas trop car j’aime être à l’intérieur quand je pratique mais là j’ai tout de même mis mon nez dehors!

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On a terminé sur une session de questions que j’ai quasi monopolisée, j’avoue. J’ai reçu des enseignements qui me font réfléchir plus loin, mais ce sera pour un prochain article…

Entre temps je me sens très bien, I feel blessed. J’ai rencontré 2 personnes très généreuses, j’ai rencontré 2 belles personnes.

Namaster Laruga and Ranko

MagicShanti_Shanti_Shanti_iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

 

 

 

 

 

 

 

 

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